Pierre-Yves Paquier se positionne ici très clairement par rapport à la réincarnation à la lumière de l’Evangile. Voyez plutôt !

– Il était mort, il est ressuscité !

Etes-vous conscients, chers paroissiens et auditeurs, qu’une personne sur quatre préfèrerait sans doute m’entendre dire:

– Il était mort, il s’est réincarné !

3 exemples:

Un ami me confiait l’autre jour: – « J’ai de la peine à admettre la résurrection; l’idée de réincarnation me paraît plus abordable ! » 

Des jeunes renchérissaient: – « Au rancart ces vieilles conceptions bibliques, on a certainement plusieurs vies pour s’en sortir !! »

Enfin, un reportage récent affirmait que de plus en plus de gens se font soigner par des thérapies basées sur la réincarnation et sur les vies antérieures. Cela s’appelle la régression.

L’actrice Shirley Mac Laine par exemple prétend qu’elle a vécu 140 fois !

C’est vrai qu’ils sont très nombreux aujourd’hui à être séduits par cette théorie orientale. Beaucoup ont tant de mal à penser que leur vie prendra fin et qu’ils devront mourir un jour, qu’ils préfèrent envisager des «prolongations»…  C’est peut-être un leurre, mais ils ont l’impression que ça leur permet de mieux supporter maladies, drames et injustices de cette terre. 

Ce décor moderniste posé, que faut-il croire, chers amis ? 

Doit-on entrer là-dedans puisque c’est à la mode ? Serait-ce compatible avec l’Evangile, bien que la confession de foi de tout à l’heure parle d’une vie éternelle et non d’un cycle de vies ?  

Pour nous faire une idée, c’est avant tout sur la personne de Jésus-Christ que je voudrais fixer votre attention.

Rejoignons-le en un lieu précis; c’est un endroit où la mort a toujours raison!  Jésus est avec une femme, Marthe, et celle-ci lui fait des reproches à propos d’un certain Lazare. 

– Maître, Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort !

Imaginons maintenant ce qui aurait pu suivre…

Oui, imaginons le Christ posant sa main sur Marthe et disant:

– Allons, calme-toi, tout n’est pas fini, l’âme de ton frère trouvera un autre corps pour une autre vie: tout va continuer ! 

Marthe aurait dû se contenter de cela, et Jésus aurait pris congé.

Ah! et puis j’y pense : il y a cet épisode sur une colline.

2 terroristes d’il y a 2000 ans hèlent ce crucifié épinglé par les Romains. Ca sent la peur, ça sent la fin. Soudain, l’un d’eux, taraudé par ce qui l’attend de l’autre côté, interpelle Jésus. 

Dans le silence du Calvaire, imaginons alors cette réponse:

– Ne t’en fais pas, mon vieux, tu as encore 5 ou 6 existences pour te racheter: ce n’est qu’un mauvais moment à passer !!

Eh! bien le brigand serait mort, désabusé, bien loin du nirvana.

Mes amis, est-ce à cela que près d’un Européen sur 4 veut croire ? Est-ce là votre espérance ?  Est-ce là ce qui a pu transformer les disciples, sidérés qu’un tombeau fût trouvé vide à Jérusalem: un vague sentiment que tout recommence indéfiniment…?  Non.

Ce qui les a changés, c’est d’avoir revu un Vivant !

« Tout le monde se réincarne parce que tout le monde est frustré » ai-je lu. Or cette frustration, seul Jésus-Christ peut la transformer.

Il y a une vie après cette vie, mais ce n’est pas le cycle infernal imaginé par les mystiques orientaux ! 

Vous savez, l’âme survivrait – soi-disant – pour expier les fautes d’une vie précédente: elle pourrait se loger successivement dans une plante, un animal puis dans une catégorie d’être humain…  

Tout cela, pour garder l’illusion qu’on ne disparaît pas et qu’on peut se sauver par paliers, sans jamais savoir ce qui nous attend. 

La foi chrétienne dit tout autre chose :  que le Christ est venu nous rejoindre pour ne pas nous laisser seuls ; qu’il a tout donné et triomphé de la mort, pour que la perspective de ressusciter un jour nous tire en avant et nous fasse aimer la vie !   

Voilà la bonne nouvelle de Pâques, la certitude venue jusqu’à Marthe, au brigand, jusqu’à ce monde triste, jusqu’à nous !

Et Christ a joint les actes à la parole:

– « Marthe, ton frère va se relever de la mort ! » Et il le ressuscite.

Au brigand condamné: – « Tu peux me croire, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ! »  Pensez-vous que le Fils de Dieu aurait dit des balivernes juste avant de mourir ?

Contrairement à Bouddha, notre Seigneur est ressuscité corporellement à son tour. Il s’est fait voir pendant 40 jours…  

C’est quelque chose de fou, de grand, d’authentique. 

Une certitude à côté de laquelle la réincarnation fait pâle figure. Par la résurrection, la porte de la présence divine nous est définitivement ouverte: quelle joie !

Dans un vieux cimetière allemand se trouvait une tombe assez bizarre: c’était celle d’une comtesse qui se vantait qu’il n’y avait plus rien après la mort. Pourtant, dans ses dernières volontés, elle avait demandé qu’on couvre son tombeau d’une épaisse dalle de granit, maintenue à une bordure par des crampons de fer. On y lisait : DEFENSE D’OUVRIR CETTE TOMBE !

Mais voici qu’une graine de printemps, emportée par le vent, vint se loger entre la bordure et la dalle. Personne ne vit rien, personne n’arracha la pousse qui devint arbre. A tel point qu’en grandissant, il fit céder les crampons et brisa la pierre tombale…

Chers amis, que la résurrection heurte ou non votre raison, le fait est qu’une graine peut suffire pour ouvrir le tombeau d’une comtesse. Une parole de Dieu suffira aussi un jour pour tirer de la poussière son être qui ressuscitera. Et le vôtre aussi. 

Tout est là : quelle superbe perspective la résurrection donne au croyant; mais quelle raison de trembler pour l’incroyant ! 

Oui, Jésus rend la vie, mais l’as-tu reçu dans ton jardin secret ?

Un problème bien réel demeure : pour nos contemporains cette résurrection n’est pas évidente à concevoir, elle défie l’entendement : peut-être est-ce votre cas aussi au bout des ondes…

Il y a 19 siècles, à Athènes, cela divisait déjà les esprits. Ecoutez:

«A ces mots de résurrection des morts, les uns se moquèrent, les autres déclarèrent : – Nous t’entendrons là-dessus une autre fois. Certains pourtant crurent…» (Actes 17/32+34).

«Les uns se moquaient de Paul».  Ben voyons ! Comment prendre au sérieux un scoop aussi ahurissant. Logiquement (et les Grecs s’y connaissaient en logique), c’est impensable.

«Pour d’autres,  on verra ça une autre fois». Là, ce n’est pas à proprement parler un refus, mais une façon d’éluder la question. Il faudrait en reparler, mais on a le temps:  – « laissez-nous vivre et nous éclater avant de penser à cela ! »

«Certains pourtant devinrent croyants». J’aime ce pourtant. Il est respectueux des autres positions.  Il signifie que des hommes et des femmes d’il y a 2000 ans ont été convaincus que le Christ était bel et bien revenu à la vie, et que ça les touchait.

Ce matin, je vous demande : Où vous situez-vous ?

Parmi les moqueurs ?  Vous pouvez en rire, ça ne change rien à l’affaire: ce ressuscité nous jugera un jour.

Ou êtes-vous de ceux qui remettent ça à plus tard ? Tu sens bien que ta vie ne peut se limiter à quelques dizaines d’années. Tu réalises qu’une conception purement matérielle de l’existence ne suffit pas. Mais pour l’heure tu as d’autres choses en tête, tu n’as pas envie de parler de ça. Dommage !  

Parce que, tu sais, l’espérance de la résurrection ne se résume pas à une espérance d’accueil après la mort; mais c’est d’abord la joie de savoir Quelqu’un avec toi tous les jours…

Le cadeau de te sentir aimé, rejoint, compris, là où tu en es. Alors, n’attends pas trop longtemps! 

Enfin, 3ème possibilité : tu y crois, toi aussi… Comme à Athènes, Denys, Damaris et d’autres, tu as saisi la vie et l’immense espérance qui viennent du Ressuscité.  

Alors, heureux es-tu, si tu n’as pas besoin de tout savoir sur la vie et sur la mort, de tout comprendre, pour faire confiance à Celui qui s’offre pour être ton chemin, ta vérité et ta vie !   L’important n’est pas de connaître le pays où l’on va, mais d’avoir le bon guide

Mes chers amis, Lazare était mort et enterré: ; Christ lui a rendu la vie. Mais il y a plus : non seulement Dieu ressuscite les morts, mais il peut changer la destinée des vivants, de ceux et celles qui, un jour, l’appellent et lui font confiance !

Ce n’est pas d’un meilleur karma que vous avez besoin, qui que vous soyez, mais d’un Sauveur vivant à vos côtés; car le salut ne s’obtient pas en sautant d’une existence à l’autre, mais en se liant d’amitié ici-bas avec celui qui a dit:

« Quiconque croit en moi vivra, même s’il doit mourir un jour« !

Telle est la Parole de Dieu, bien différente des idées à la mode.

Voilà, ce message n’est sans doute pas plus populaire qu’il y a 2000 ans à Athènes, mais c’est la vérité. Une vérité que l’ancien athée André Frossard faisait miroiter ainsi à Bernard Pivot : 

 » Par hygiène, je pratique le golf (18 trous), 

et par passion, la foi chrétienne qui, elle, 

se joue sur 1 seul trou… 

Avec Jésus-Christ passé par là, je suis sûr de mon affaire ! »

                       Amen

Lectures bibliques :

Luc 23 v39-43

Jean 11 v17-27

Actes 17 v27b-34

Pierre-Yves Paquier, pasteur

Se réincarner ou ressusciter avec Christ ?
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