Introduction

Depuis le milieu du XXe siècle, l’Occident se déchristianise à grande vitesse. Des changements sans précédent se sont opérés dans la société, changements qui impliquent notamment une dégradation de la famille, avec ses conséquences tragiques. Jamais, depuis le début de notre ère, nous n’avons connu autant de divorces, et la notion du mariage entre un homme et une femme est remise en question. L’avortement est devenu un droit plutôt qu’une exception. L’individualisme et l’égocentrisme sont devenus pour beaucoup de nos contemporains un style de vie.

Cette évolution touche naturellement la Suisse. Elle interpelle le groupe CH-CH, « Chrétiens pour la Suisse », formé de personnes issues des quatre régions linguistiques du pays, groupe convaincu qu’il faut revenir à Dieu en tant que peuple et, pour ce faire, se réapproprier une journée particulière : le Jeûne fédéral, dont nous rappelons l’histoire dans les lignes qui suivent.

Historique

C’est en 1832 que la Diète fédérale[1] a décrété le Jeûne fédéral comme une « journée d’actions de grâces, de pénitence et de prière » pour tout le pays.

Il s’agissait d’un jour de jeûne national observé, depuis lors, le 3e dimanche de septembre. Cette journée mise à part invite le peuple suisse à se présenter devant Dieu dans la reconnaissance, la confession et la repentance, ainsi que dans l’intercession en faveur du pays, de son peuple et de ses autorités.

Le Jeûne fédéral nous invite solennellement à nous arrêter et à nous consacrer à l’écoute de Dieu, seul, en couple, en famille ou en communauté, dans le lieu où nous sommes appelés à le vivre, devenant ainsi un multiplicateur de l’évènement. 

La célébration de ce Jeûne est construite autour des trois thèmes de la liturgie, comme l’évoque son identification en allemand : « Dank-,Buss- und Bettag ».

En français, ces trois thèmes sont : 

  • la reconnaissance envers Dieu pour les nombreux bienfaits qu’il nous accorde,
  • la confession et la repentance, à l’image de l’engagement du prophète Daniel ou de Néhémie, pour les dérives et les mauvais choix de leur peuple,
  • l’intercession, en faveur du peuple suisse, du pays et de toutes les autorités en place.

Dieu nous promet une réponse ! Il promet d’écouter, de pardonner les iniquités confessées, et de relever le pays en le guérissant de ses maladies et de ses blessures, comme il le stipule dans 2 Chroniques 7.13-14 :  » Quand je fermerai le ciel et qu’il n’y aura point de pluie, quand j’ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j’enverrai la peste parmi mon peuple, si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.

Mes yeux seront ouverts désormais, et mes oreilles seront attentives à la prière faite en ce lieu « .

A noter que cette sainte convocation faite au peuple suisse d’observer un jeûne, pour exprimer sa reconnaissance à Dieu après une victoire, ou sa contrition dans le malheur, avait déjà existé, de manière ponctuelle, au cours des siècles précédents. En cela, l’histoire suisse ne diffère probablement pas de celle de bien d’autres pays. Par contre, la décision de l’inscrire au calendrier et de reconduire cette convocation chaque année est, elle, tout à fait originale. A notre connaissance, seul un pays connaît institution semblable : Israël. En effet, la fête du Yom Kippour – le jour du Grand Pardon – fixée elle aussi au tout début de l’automne, est une convocation solennelle, amenant tout le pays à se souvenir du Seigneur. Dans les faits, aujourd’hui encore, tout le pays s’arrête et le jeûne est observé par une grande partie de la population juive.

Que l’on comprenne bien mon propos : je ne compare pas la Suisse à Israël et je ne présente pas non plus le peuple suisse comme étant une nation exceptionnelle. Mais je fais le constat que la Suisse actuelle est l’héritière d’ancêtres qui ont reconnu que « Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain » (Psaume 127.1), des hommes qui se sont approchés de Dieu, en toute simplicité et humilité, lui demandant conseil et protection. 

Ainsi, je suis convaincu que mes amis lecteurs d’autres pays francophones liront avec profit ce qui suit, pour autant qu’ils le relient avec des éléments de leur propre histoire, y retrouvant l’empreinte de Dieu et discernant de quelle manière l’Eglise pourrait également y faire (re)vivre un temps de jeûne, d’action de grâces, de repentance et d’intercession.

Dieu a fait alliance avec la Suisse

La Suisse, dans toute sa diversité, a été fondée sur un Pacte d’alliance qui a été scellé en 1291 « au nom du Dieu Tout-Puissant ». Les décisions prises par nos pères, dans l’intérêt commun et au profit de tous, l’ont été en comptant sur l’implication de Dieu pour en assurer la pérennité, autant qu’il le jugera bon.

Mentionnons ici quelques signes visibles de cette alliance :

  • Le Pacte de 1291 perdure aujourd’hui par la grâce de Dieu. Ce texte fondateur exprime l’engagement pris par chaque communauté impliquée de s’entre-aider dans l’épreuve ou l’agression, d’exercer la justice en son sein, de refuser toute interférence de juges étrangers, et de faire appliquer les décisions prises concernant les conflits.
  • La formation de ce pays, comprenant quatre langues nationales, et qui n’a connu que peu de guerres de conquête, tient du miracle. Car malgré les séparations dues à un relief tourmenté, à des langues différentes, à des cultures qui s’opposent parfois et à vingt-six entités cantonales relativement indépendantes les unes des autres, la Confédération helvétique s’est efforcée, au cours des siècles, de demeurer unie en cherchant à reconnaître et respecter son étonnante diversité. Ne pouvons-nous pas y discerner la main de Dieu ?
  • La Constitution, révisée en 1999, reprend l’esprit du Pacte et place l’organisation politique de l’Etat et des institutions, sous l’autorité du nom du Dieu Tout-Puissant. Il me paraît utile d’en citer ici le préambule : « Au nom de Dieu Tout-Puissant ! Le peuple et les cantons suisses, conscients de leur responsabilité envers la Création, résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix, dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde, déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité, conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures, sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres, arrêtent la Constitution que voici… »
  • Un drapeau unique, de par sa forme carrée, et de par sa croix qui rappelle l’unité des Confédérés et la valeur identique que chaque membre – issu des quatre régions linguistiques de la Confédération – possède, mais qui rappelle aussi bien l’instrument sur lequel Jésus-Christ a payé le prix ultime qui permet à celui ou celle qui le demande d’être réconcilié(e) avec Dieu et de recevoir sa véritable identité.
  • Une devise, qui exprime la solidarité («Un pour tous, tous pour un»), nous rappelle que la « force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ». J’aime y ajouter, en me référant au Pacte et au préambule de la Constitution: « Tous en Un ». Ainsi, pour nous, cette devise pourrait être : « Un pour tous, tous pour un, tous en UN ».
  • Une vérité quotidienne : « Dominus providebit ». Cette devise est gravée sur la tranche de notre pièce de 5 CHF. Nous proclamons souvent, sans le savoir, cette parole de vérité chaque fois que nous l’utilisons : « Dieu pourvoira » ! C’est aussi un appel à faire confiance à Dieu en tout temps et en toutes choses, et à demeurer généreux.
  • Une Fête de réconciliation nationale, le 1er août : peu de gens le savent, mais cette Fête nationale a eu comme objectif, au départ, de réunir les Suisses divisés par la guerre du Sonderbund, conflit majeur qui avait opposé les cantons catholiques ayant fait sécession au reste de la Confédération. La tradition des feux, témoin aujourd’hui du rassemblement de la population dans chaque commune, remonte au Moyen Age, où ils étaient utilisés comme moyen de communication et d’alarme. En 1891, pour la première fête nationale officielle, les autorités ont demandé à tous les cantons de « respecter un programme commun », où il est notamment demandé « de sonner les cloches des églises à 19 heures et d’organiser des feux de joie sur les hauteurs. »
  • Un hymne national – un cantique à la gloire de Dieu – dont voici, à titre d’exemple, la troisième strophe : « Lorsque dans la sombre nuit, la foudre éclate avec bruit, notre cœur pressent encore le Dieu fort. Dans l’orage et la détresse, il est notre forteresse. Offrons-lui des cœurs pieux…, Dieu nous bénira des cieux… »[2].
  • Des hommes de Dieu d’exception, parmi lesquels nous pouvons citer Frère Nicolas de Flue (qui a vécu au 15e siècle, homme pieux, animé d’un profond amour de sa patrie et qui, par ses conseils de modération a permis à la jeune Confédération d’éviter une guerre civile), le Général Guillaume-Henri Dufour (celui par qui a été neutralisée la révolte du Sonderbund, au milieu du 19e siècle, et dont le principal souci a été de limiter les pertes humaines), Henry Dunant (fondateur de la Croix-Rouge), et enfin le Général Henry Guisan (commandant de l’armée suisse durant la guerre 39-45). 

Une alliance négligée

Force m’est cependant de constater que ce bel héritage est aujourd’hui largement méconnu, voire renié, quand ce n’est pas raillé et méprisé. Depuis bientôt 190 ans toutefois, l’appel de nos autorités perdure. Il invite la population, et en particulier le peuple de Dieu, à mettre à part le troisième dimanche de septembre pour vivre une halte, un jeûne à l’écoute de Dieu, dans tout le pays.

  • À l’heure de l’abondance et de la consommation, que reste-t-il du Jeûne fédéral?

En 1919 déjà, la presse s’étonne qu’il ne reste rien des traditions d’hier. Ainsi peut-on lire dans « Le Conteur vaudois », journal d’archives, que le jour du Jeûne fédéral, en 1843, pour avoir une place assise au temple « il fallait y pénétrer longtemps avant la sonnerie ». A Morges (sur la Côte vaudoise), par exemple, la cérémonie du dimanche commençait dès huit heures avec la lecture de la Bible, suivie du sermon du pasteur (« assez… long » souligne le chroniqueur). Ensuite on chantait des psaumes, puis venaient les discours des magistrats de la ville… jusqu’à la fin des solennités à seize heures sonnées[3] ».

Aujourd’hui, la presse ne s’étonne plus de rien. Le Jeûne fédéral n’intéresse, dans certains cantons, que par le fait que le lundi du Jeûne est férié, ce qui gratifie la population d’un long week-end, propice à la détente et aux voyages ! Mais, malgré le constat d’indifférence et de mépris du plus grand nombre à ce sujet, je crois que Dieu a à cœur que nous vivions à nouveau, dans toute la Suisse, cette journée particulière afin qu’il puisse concrétiser et libérer sur nous ses promesses !

En effet, comme au temps du roi Salomon, nous subissons les aléas climatiques, la maladie ou la pandémie qui touche notre corps, notre âme et nos biens, la pression des maladies et des ravageurs sur nos cultures, etc.

L’Eglise et l’Etat étant maintenant séparés, c’est la responsabilité de l’Ecclésia[4] de Jésus-Christ de faire connaître et d’organiser ce jour solennel, en invitant le plus grand nombre à s’impliquer dans des actions concrètes. Celles-ci peuvent avoir lieu dans les chefs-lieux cantonaux, de districts, de commune, afin d’exprimer toute la diversité et la complémentarité suscitées par le Saint-Esprit.

Voyons quelques domaines dans lesquels nous pouvons exprimer notre reconnaissance, notre repentance et notre intercession :

  1. La famille : couple, enfants, vie (de la conception à la mort), la jeunesse avec ses problèmes d’identité, d’orientation professionnelle…
  2. L’enseignement : par l’école, l’apprentissage, les HES, les universités, la recherche…
  3. Le domaine de la santé, l’influence des entreprises pharmaceutiques…
  4. La sécurité : la police, la protection de la population, l’armée…
  5. L’économie : les entreprises, les métiers de la terre, les industries, les finances…
  6. Les médias: les journaux, TV, spectacles, expositions…, le domaine des arts, celui du sport… 
  7. La politique et ses orientations, le système judiciaire…
  8. L’Ecclésia, soit l’église, qui est représentée dans chacun de ces sept domaines.

Motifs de repentance particuliers, propres à la Suisse[5]

Ces divers motifs de repentance ont été mis en évidence lors d’une rencontre avec le pasteur Baudraz, des Geneveys-sur-Coffrane, qui nous a interpellés sur le caractère unique du Jeûne fédéral et sur le défi que représentait sa réactualisation sur tout le territoire suisse. Lui-même les portait sur son cœur et les confessait régulièrement. Je me devais de les rappeler ici :

  • Le mépris des pères.
  • Le mépris des alliances élaborées par Dieu : en effet, notre société rejette les valeurs qui ont contribué à donner à la Suisse sa stabilité et sa prospérité dans tous les domaines de son développement. Cette attitude se traduit par le mépris et le rejet des valeurs spirituelles et économiques de la société, développées par nos pères durant des décennies, voire des siècles.
  • Un égoïsme et un individualisme, qui produisent le repli sur soi.
  • La puissance de Mammon, qui manipule nos choix.
  • Une compréhension souvent inadéquate de la neutralité, qui nous empêche de nous impliquer, par peur, ou qui nous pousse, comme chrétiens, à nous désintéresser de la sphère politique, où pourtant tout se décide.

Saisir l’occasion de revenir à Dieu

C’est en 1986, sous l’impulsion de Heinz Suter (de Jeunesse en mission), que j’ai eu l’occasion de rencontrer le pasteur Baudraz, mentionné ci-dessus. Celui-ci nous a rappelé, lors de divers entretiens, qu’il était prioritairement du devoir de la communauté de Jésus que de convoquer et de célébrer ce Jeûne, prophétisant qu’un tel retour à Dieu allait lui permettre de réaliser ses promesses en faveur du pays. Et de rappeler notamment cette promesse de guérison du pays, énoncée dans 2 Chroniques 7.13-14, et citée plus haut.

Depuis lors, cet appel habite mon cœur de manière permanente et profonde, et il a motivé plusieurs actions menées avec des personnes partageant la même vision. La plus spectaculaire de celles-ci a été le rassemblement organisé par le groupe CH-CH, «Chrétiens pour la Suisse» qui, sous la présidence de Kurt Bühlmann, directeur du Forum des Hommes, a rassemblé sur la prairie du Grütli[6] plus de 700 personnes, lors du Jeûne fédéral de 1998.

Cet évènement nous a permis de marquer les 150 ans de la Constitution. En ce lieu historique, cher au cœur de tous les patriotes suisses, nous avons lu toute la Bible dans les quatre langues nationales, célébré le Jeûne fédéral par la louange et la reconnaissance, la confession et la repentance, et intercédé en faveur du pays et de ses autorités durant 24 heures.

  • Quelle conscience avons-nous des enjeux liés au Jeûne fédéral ?

Je suis convaincu de l’importance de cette sainte convocation, rappelée par notre calendrier et soutenue par nos autorités. Dans les temps troublés que nous vivons, temps de grande confusion dans lesquels les pouvoirs politiques et économiques cherchent à imposer leur vision du monde, vers qui d’autre que Dieu pouvons-nous nous tourner ?

Cependant Dieu pose ses conditions : celles de nous arrêter, de nous rassembler afin d’invoquer son Nom ensemble, dans l’unité, en nous humiliant et en nous détournant de nos mauvaises voies. Quelles promesses, mais aussi quelles responsabilités pour nous, si nous croyons à l’actualité de cette Parole !

Nous constatons que l’Ecclésia – l’Eglise de Jésus-Christ – est souvent divisée, paralysée et silencieuse face aux grands problèmes que génère une société qui s’éloigne toujours plus des valeurs qui ont inspiré, depuis 730 ans, le développement et la stabilité de la Confédération.
L’Ecclésia n’a-t-elle pas besoin, de toute urgence, d’une révélation inspirée d’En-Haut pour revisiter ses paradigmes, ses fondamentaux, et oser vivre les valeurs du Royaume des cieux car, faut-il le rappeler, «…la Création attend avec un ardent désir, la révélation des fils de Dieu » (Romains 8.20).

Comme lors de la signature du pacte de 1291, les temps que nous vivons sont difficiles. Hier comme aujourd’hui, où que nous nous tournions, nous sommes confrontés à des questions qui touchent au plus profond de notre existence humaine. 

Discuter des réponses adéquates au terrorisme, de la place de la Suisse face à l’Union européenne, de la fragilité de notre approvisionnement en nourriture, du bon usage de nos ressources énergétiques ou encore de la nouvelle définition de la famille, c’est toujours revenir à la question fondamentale de notre influence potentielle sur la communauté du pays.

  • Quel impact ai-je sur la société à travers mes choix ? 
  • Quel impact avons-nous en tant que communauté chrétienne ? 
  • Quel message pouvons-nous apporter concrètement dans ce monde en perte de repères ? 

Le Jeûne fédéral, pour nous disciples de Jésus-Christ, offre à tous les citoyens suisses l’exceptionnelle occasion de s’arrêter, afin d’examiner notre vie personnelle et notre vie communautaire devant Dieu.

C’est la responsabilité du chrétien que je suis – et de tous les chrétiens vivant dans notre pays – d’apporter notre reconnaissance à Dieu pour tous ses bienfaits, de nous repentir de nos péchés et iniquités et d’intercéder dans l’unité et la diversité pour nos autorités, nos concitoyens et notre pays.

  • Comment allons-nous répondre à l’appel lancé par ces lignes ?
  • Qu’allons-nous entreprendre de concret cette année ?
  • Allons-nous arriver à nous arrêter de manière spontanée, seul ou en communauté, pour célébrer ensemble le Jeûne fédéral dans toute la Suisse ?

Conclusion

Je crois que le Jeûne fédéral est appelé à occuper à nouveau une place de choix dans notre cœur, afin que l’esprit qu’il évoque nous habite toute l’année et nous motive à nous impliquer pour ce magnifique pays que Dieu nous a confié et qu’il a protégé et gardé au cours des siècles, malgré nos infidélités.

En regardant une carte de l’Europe, avec cet îlot en son centre, je suis convaincu qu’il est porteur d’une destinée particulière que nous avons ensemble à découvrir jour après jour, afin de la dynamiser.

Avec mes frères et sœur de l’équipe « CH-CH : Paul-Henri Chevalley, Meya Corthay, mon épouse, Marc Früh, Maxime Jaquillard, Milco Margaroli, Christian Meier, Etienne Rochat, Norbert Valley», je vous invite par ces quelques mots à reconsidérer l’importance de ce jour unique, afin d’en porter la vision et de contribuer à le mettre à part, pour le célébrer année après année.

Nous désirons voir les « feux des veilleurs, que nous sommes appelés à être, s’allumer », comme lors du 1eraoût, et pouvoir assister à des actes concrets, visibles, de reconnaissance, de repentance et d’intercession dans nos communes, nos districts et nos cantons.

Philippe Corthay

Echichens


1 Assemblée des députés des cantons suisses (jusqu’en 1848).

[2] Au cours des dernières décennies, les paroles de l’hymne national ont soulevé de plus en plus de critiques, non seulement au sein de la classe politique, mais également dans la population. On leur reproche leur caractère trop engagé, trop « chrétien », en décalage avec une société qui ne partage plus ces convictions. Un concours a été lancé en vue d’en renouveler le texte ; il a débouché sur de nouvelles paroles, pleines de bons sentiments, mais qui ne satisfont à peu près personne. A tel point que l’ancien texte est encore chanté aujourd’hui dans de nombreuses communes.

[3] FUTUR/CH, Plaidoyer pour la restauration du Jeûne fédéral, Ph. Corthay.

[4] Ecclésia était le mot grec que les premiers disciples de Jésus utilisaient pour parler de l’église. Pour eux, l’Ecclésia n’était ni un bâtiment, ni un moment durant la semaine. L’Ecclésia, c’est le rassemblement de ceux qui ont répondu à l’appel de Jésus et qui ont tout quitté pour transformer le monde avec lui.

[5] Certains de ces motifs de repentance seront néanmoins tout à fait pertinents pour des lecteurs « non suisses » !

[6] La Prairie du Grütli se situe en Suisse centrale, au bord du Lac des Quatre-Cantons. C’est sur cette prairie que les premiers confédérés se seraient réunis, à la fin du XIIIe siècle, pour sceller l’alliance qui deviendra la Confédération helvétique.

Le Jeûne fédéral, un appel à la reconnaissance, la repentance et l’intercession
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